Fonctionnement
de l'Orgue Buffet, Console, Soufflerie, Sommier, Tuyauterie |
| Le buffet est un
meuble en bois qui abrite l'ensemble des différentes parties de
l'orgue : la console, le sommier, la soufflerie et la tuyauterie. Son
rôle est essentiellement acoustique puisqu'il dirige les sons et
les concentre. Son style diffère d'une époque à l'autre. Très souvent, on peut distinguer deux buffets, l'un devant l'autre. Le plus grand qu'on appellera Grand Buffet ou Grand Orgue et le plus petit posé au bord de la tribune qu'on appellera, Petit Buffet ou Positif. Dans la tradition française, le bois est généralement brut ; chez les Italiens, les Allemands, les Hollandais, la décoration fait souvent appel à la peinture, la dorure. Aussi n'y a-t-il rien d'étonnant, même si l'on peut le déplorer, de trouver bon nombre d'instruments présentant de splendides buffets, richement décorés, agrémentés de sculptures parfois monumentales, en particulier s'ils ont été construits aux XVIIe et XVIIIe siècles, mais contenant un instrument complètement anachronique, sans rapport avec l'esthétique du buffet. Dans la facture moderne, le buffet est souvent assez dépouillé et tend à mettre en valeur les tuyaux de montre comme principal élément décoratif. Il va même parfois jusqu’à disparaître durant quelques décennies, des années 1930 à 1960. On retiendra néanmoins que la fin du XXe et le début du XXIe siècle marquent un renouveau dans la manière de concevoir le buffet d'orgue. On essaye de donner à l'orgue des formes en adéquation avec les tendances de l'architecture moderne, non plus dans le dépouillement mais dans le fonctionnel combiné à l'esthétisme. Oubliées les sculptures d'angelots et de guirlandes de fleurs, on prend désormais des libertés avec le symbole, à l'exemple du buffet en forme de main conçu par Kleuker en 1978 pour l'Alpe-d'Huez, et surtout, le buffet en forme de vaisseau spatial conçu et construit en 2006 par Bruno Decaris pour la cathédrale d'Évreux |
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La console est
l'ensemble des mécanismes commandés par l'organiste pour
le jeu de l'orgue. Les claviers, superposés, le pédalier,
les registres, les tirasses, la boîte d'expression. La console est soit encastrée dans le soubassement du buffet, on dit qu'elle est "en fenêtre", soit, séparée grâce aux techniques de mécanisations ou d'électrifications, elle forme alors un meuble individuel. Chaque clavier correspond à un plan sonore de l'orgue ; le Grand Orgue, le Positif, le Récit…, et les registres qui correspondent aux différentes sonorités de l'orgue. L'organiste avant de jouer sélectionne sa "palette sonore", tout comme le chef d'orchestre qui choisit les instruments en fonction de la partition à jouer. ils sont répartis de chaque côté des claviers et pour les actionner, on les tire (d'où aussi leurs noms de "tirant de jeu"). L’orgue possède aussi un pédalier, qui est joué avec les pieds de l’organiste. C’est un ligne musicale écrite en dessous des deux lignes correspondantes pour les mains, et sa fonction est d’assoir l’harmonie par des sons graves, mais il peut y avoir aussi des variantes et se retrouver à faire une mélodie jouée avec les pieds. Il existe même des pièces écrites uniquement pour les pieds. |
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| Dans l'orgue,
le sommier est le dispositif qui distribue l’air sous pression aux
tuyaux sonores en fonction des touches actionnées et des registres
sélectionnés par l’organiste. Selon l'importance et
la disposition de l'instrument, il peut y avoir un seul ou plusieurs sommiers. Le sommier est la partie la plus délicate de l’orgue, car il doit assurer une distribution parfaite et équilibrée du « vent » (air sous pression) venant de la soufflerie et la distribuer aux registres sélectionnés, sans fuites d’air qui pourraient faire « corner » l’instrument. L’étanchéité doit en être parfaite, ainsi que ce qu’on appelle l’« attaque » des notes. Le vent arrive à la partie inférieure du sommier dans une sorte de caisson étanche (la laye) dont il peut sortir par des soupapes actionnées par l’organiste (la tige qui tire une soupape pénètre dans la laye au travers d’une boursette en cuir très souple qui assure l’étanchéité tout en permettant le mouvement). Il existe d'autres systèmes, à membrane notamment. Lorsqu’une soupape s’abaisse, l’air pénètre dans un autre espace, la gravure, qui dessert l’ensemble des tuyaux correspondant à la note sélectionnée. La gravure est surmontée de bas en haut : • par une table percée de trous en face de chacun des tuyaux ; • par les registres, planchettes de bois allongées et percées de trous qui coulissent sur la table, perpendiculairement à la gravure ; • par une chape comparable à la table, et qui supporte la base des tuyaux. La position du registre, tiré ou poussé, met en communication, ou non, la gravure avec le ou les tuyaux correspondants : l’air traverse alors, par les trous mis en regard, la table, le registre et la chape. Un tuyau est donc sélectionné, et résonne, lorsque son registre est en position adéquate et que l’on appuie sur la touche qui le commande. |
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